La tradition du sacré dans l’image et la sculpture

Cette page se voudrait être un appel lancé à toute l’Église, au clergé, aux responsables de formation des prêtres, aux personnes et responsables des commissions d’art sacré et à tous les fidèles sur l’importance du rôle de l’image ( et ici, particulièrement de l’image sculptée) dans notre monde d’aujourd’hui.

Il est évident que nous avons perdus aujourd’hui un certains sens du bien commun, évolution de société oblige ! Oui, certes, mais toute évolution ne va pas forcément dans un sens que l’on auraient voulu, il semblerait plutôt qu’aujourd’hui beaucoup de choses nous échappent, alors nous subissons parce que nous ne sommes pas assez fort, nous ne sommes pas fort, parce que nous sommes seuls, ou par petit groupe mais restant encore trop isolés. L’évolution d’une société ne vient pas par elle même, elle se créée par les hommes et les femmes que nous sommes : homme politique, savant, artiste, artisan, et simple travailleur, homme d’Église, philosophe, enseignant ou travaillant dans la santé, …etc. Tous, dans tous les domaines de la vie, nous sommes acteurs et responsables de l’évolution de notre société.

Cette perte du sens du bien communs caractérise notre société, et finit par appauvrir considérablement nos existences, notre niveau relationnel, notre culture, et finalement notre identité propre. Nous ne savons plus au bout du compte : d’où venons nous et où est-ce que nous allons… ?

Il semblerait que l’art en général aujourd’hui est touché également par ce (fléau.) Mais le rôle de l’art n’est-il pas aussi le reflet de l’époque dans lequel il se pratique ? Oui, mais que retiendrons nous dans quelques siècles, de ce qu’on nous a présenté aujourd’hui comme de l’art, ou de l’art sacré ?

Les références qui introduisent les valeurs d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ce que l’on a vécu il y a encore peu. Ne sommes nous pas entrer dans une ère encore inconnus dans l’histoire de notre humanité ? Les lois naturelles jusqu’alors considérées comme un élément constitutif de notre histoire et de notre épanouissement, ne semblent plus faire partie de notre conception du bien être et de l’avenir…Nous pensons nous pas davantage maintenant à « trans-humaniser » l’homme, et peut être même au fond à le diviniser ? Qu’il ne soit plus simplement créature, mais qu’il soit lui-même Créateur et maître de tout ?

Cet aspect du désir de l’homme, est inscrit dans ses entrailles même, et nous ne pourrons l’empêcher d’aller toujours au-delà des limites, son désir devient immatériel. Pour nous aussi qui sommes Chrétiens, ne croyons nous pas que nous sommes faits à l’image de Dieu, et que nous deviendrons un jour comme Dieu ! Oui, notre quête entre croyants et non croyants est peut être bien la même finalement, nous sommes bien sur le même chemin, nous avons bien la même histoire. Nous sommes sur le même chemin, mais notre marche diffère cependant en bien des points. Quels sont les moyens que nous prenons pour marcher ? Ces moyens, ne seraient ils pas justement, le sens du bien commun, le respect de la vie, la promotion des plus faibles, la transmission etc…

L’art sacré, fille de l’Espérance

La pratique de l’art sacré ne serait-elle pas aussi un de ces moyens de transmission qui nous permettrait de marcher sur notre chemin, en ayant dans le cœur cette certitude que ce chemin ne vient pas de nul part et n’aboutit pas à rien. Ne serait elle pas, en sa nature propre, une lumière pour éclairer notre chemin, une incarnation de la Sainte Espérance ?

Dans l’histoire de l’art sacré, nous pouvons donc contempler ce mystère de la vie et de la relation de l’homme à Dieu et de Dieu à l’homme. De ce qui à été, de ce qui est, et de ce qui sera dans notre histoire commune.

L’histoire à été traversée par de grande périodes artistique connue comme celle de l’art Roman, qui ont marquées profondément notre culture occidentale. Des écoles-atelier formaient les artistes sous la direction de maîtres. L’art n’était pas l’affaire d’un individus, mais plutôt l’affaire d’un ensemble, d’une communauté, d’une Église soucieuse de transmettre la connaissance de la foi et de la vie spirituelle.

L’art de la sculpture et de l’image taillée, à bénéficié dans l’histoire de ces transmissions du savoir. Mais cela se cantonnait davantage entre régions et semble s’ être évaser petit à petit, jusqu’à perdre une réelle tradition.

Une pratique artistique semble cependant avoir traversé le temps et se transmet encore aujourd’hui de personne à personne. Il s’agit de l’art de l’icône. De maître à élèves, de formation en stages, cette apprentissage garde encore ces valeurs irremplaçable de la transmission depuis son origine.

Nous avons perdu dans nombreuses de nos pratiques artistique d’aujourd’hui, ce sens de la transmission, mais avons-nous pour autant perdu ce sens du sacré ? est-ce que le sacré se réduit à l’ idée de ce qu’on en fait, ou de ce que l’histoire nous a apportée, ou de ce qui a été transmis ?

Quels sont donc les critères pour définir l’art sacré ? Je crois que beaucoup s’accorderaient à dire que ce serait une pratique artistique qui nous relie à Dieu. Après…les chemins se différencient selon les cultures, les époques, les artistes eux-même.

Aujourd’hui, nous voyons des pratiques artistiques qui sans forcément s’être coupées de son histoire et de ses racines, mais s’en étant libéré, se pratique dans l’inspiration du moment…La démarche de la pratique de l’art contemporaine peut parfois paraître déroutante pour certains, trop facile pour d’autres ; beaucoup s’accorderait à dire là encore, qu’elle est bien à l’image de notre société…

La suite de l’article, prochainement…